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Le mois d’août débute sur une nouvelle baisse des marchés financiers qui confirme la tendance des derniers mois. Différents évènements en sont la cause et nous allons nous attacher à vous les expliquer à travers cet article.

Le bras de fer sino-américain

Aujourd’hui, la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine impacte plus que jamais les marchés financiers internationaux. Pour rappel, le président américain Donald Trump a estimé que l’excédent commercial chinois était hors de contrôle. Il a donc pris des mesures drastiques afin de réguler cette situation. Courant mars, les Etats-Unis ont annoncé une série de mesures douanières ayant pour but d’instaurer des taxes sur les produits chinois. En effet, à partir de septembre une taxe de 10% sera appliquée sur de nombreux produits en provenance de Chine.

Nous savons pertinemment que les actualités économiques et les décisions politiques internationales influent grandement sur les marchés financiers et sur la psychologie des investisseurs. Ainsi, le différend entre ces deux puissances mondiales explique en grande partie les fluctuations boursières que l’on connait depuis le début de l’année.

En effet, après les annonces du président américain, les marchés ont surréagi à la baisse craignant une véritable guerre commerciale, ils ont préféré rester sécuritaires voire frileux. Dès le lendemain les bourses mondiales subissaient une perte généralisée :

  • -2,43% pour le NASDAQ
  • -2,93% pour le Dow Jones
  • -1,18% pour le CAC 40

Toutefois, les relations entre Pékin et Washington se sont peu à peu apaisées et les tensions boursières ont suivi. En effet, les professionnels de la Bourse sont habitués aux frasques de Donald Trump. De plus, Xi Jinping, le président chinois, tente d’apaiser les échanges en réalisant des concessions notamment sur les droits de douanes.

Le pari des pays émergents

D’après les prévisions du Fonds Monétaire International, le ralentissement que l’on connait à l’heure actuelle et depuis quelques temps déjà, devrait cesser pour laisser place à une nouvelle période d’augmentation en 2020. Les acteurs principaux de cette relance ne sont autres que les pays émergents. En effet, lorsque les pays avancés tels que les Etats-Unis prévoient une baisse de croissance passant de 1,8 à 1,7%, les pays émergents estiment leurs croissances à hauteur de 4,8%.

Ces pays gagnent en puissance de jour en jour, notamment en termes de parité de pouvoir d’achat car ils représentent 55% de l’économie mondiale, en termes de démographie, ils représentent plus de 68% de la population planétaire. Cependant, la zone émergente n’est que très peu représentée dans les portefeuilles, elle a donc tout a gagnée à attirer les investisseurs afin de continuer à croître. Les derniers indicateurs d’activité des Etats-Unis et de l’Europe vont en ce sens. En effet, les indicateurs ISM (Institute for Supply Management) et PMI (Purchasing Managers Index) démontrent une absence de croissance dans l’industrie et des chiffres globalement inférieurs aux attentes.

Quels impacts pour l’Europe ?

L’un des points forts des Etats-Unis est son économie domestique, qui est d’autant plus renforcée par les différentes politiques établies sous la présidence de Donald Trump. Par ailleurs, la croissance européenne pâtit directement de la politique protectionniste instaurée en Amérique du Nord car l’Europe est menée principalement par les exportations allemandes, ce qui est insuffisant à l’heure actuelle. De l’autre côté, la Chine, autre puissance mondiale, connait une baisse tendancielle de sa croissance économique due notamment à son fonctionnement structurel. L’Europe se retrouve donc prise en « feux croisés » et tente tant bien que mal de tirer son épingle du jeu. Dans le même temps, les négociations pour le Brexit ajoutent de l’incertitude à la situation européenne avec une décision qui tend de plus en plus vers un « Hard Brexit » notamment depuis la nomination de Boris Johnson en tant que Premier Ministre.

Il s’agit d’autant de facteurs qui entretiennent une instabilité économique et financière et qui en tout état de cause impactent les marchés boursiers. En effet, si les contractions des échanges mondiaux se poursuivent, cela engendrera une contraction globale des marchés boursiers. Or, dans cette situation les américains ont moins à perdre que nous autres européens.

L’avantage des américains est qu’ils comptent entre 70 et 80% d’actifs financiers au sein de leur portefeuille d’investissement alors que, la balance s’inverse chez les français qui possèdent 70 à 80% d’immobilier dans leur patrimoine. Cependant, lorsqu’une contraction se produit sur les marchés boursiers les investisseurs essayent de diminuer le risque associé à leur portefeuille, et se dirigent donc vers des entreprises domestiques et moins éloignés. Ainsi, dans un contexte de « démondialisation », les entreprises américaines seront tout de même soutenues par les investissements intérieurs contrairement aux entreprises européennes. Toutefois la prépondérance de l’immobilier dans les portefeuilles européens leur assure une certaine sécurité et protection.

 

Comme nous avons pu le voir tout au long de cet article, la bourse est directement corrélée aux évènements économiques et politiques mondiaux. Il est donc primordial de se tenir informé et de suivre les évolutions constantes du milieu financier afin de prendre la pleine mesure que peut représenter un investissement boursier. Les consultants du cabinet sont là pour répondre à vos questions et vous apporter leurs expertises.


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