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Le Fonds en Euros

Le fonds en euros de demain. L’assurance-vie, un produit simple et fiscalement préservé.

Moins touchée que beaucoup d’autres placements par les récentes envolées fiscales, l’assurance-vie restait en 2017 le placement préféré des Français avec presque 1.662 milliards d’encours en (ce qui représente 34,6 % de l’épargne financière brute des ménages). La collecte est cependant devenue assez irrégulière ces dernières années, et ce malgré la baisse de rentabilité du livret A cet été et le ralentissement des projets immobiliers depuis quelques mois. Cela peut s’expliquer en partie par la diminution constante des taux proposés par les fonds en euros traditionnels depuis la crise de 2008.

Qu’est-ce qu’un fonds en euros ?

L’assurance-vie vous permet d’investir tout ou partie de votre capital dans des fonds en euros. Ces supports, qui représentent actuellement d’après la Fédération Française des Sociétés d’Assurances plus de 80 % des montants investis en assurance-vie, comportent très peu de risques. L’assureur vous garantit en effet à tout moment votre capital ainsi qu’un taux d’intérêt positif réévalué chaque année. Historiquement, les fonds en euros sont composés à 80 % d’obligations.

Pourquoi le rendement des fonds en euros décroît-il chaque année ?

Les obligations sont des titres de créance émis pour une durée déterminée par des États ou des grandes entreprises qui veulent lever des fonds. Comme pour un prêt classique, le taux d’une obligation dépend principalement :

  • De la durée du contrat,
  • De la situation économique globale
  • Du niveau du risque inhérent à l’emprunteur,
  • Du taux directeur des banques centrales (lorsque les taux montent (ou quand on s’attend à ce qu’ils montent) les rendements obligataires chutent)

Depuis 2008, la crise a créé un climat d’instabilité nécessitant la baisse des taux obligataires. Sur ces 30 dernières années, les politiques déflationnistes ont conduit les principaux taux directeurs à un niveau proche de zéro ne permettant plus de rémunérer les porteurs d’obligations long terme ou à risque élevé. Pour exemple, l’évolution du taux des obligations assimilables du Trésor français à 10 ans (ce type d’obligations étant très présent dans les fonds en euros classiques)
Source : http://www.banque-france.fr

Les assureurs peuvent pour l’instant encore proposer des rendements quelque peu supérieurs à la rentabilité des nouvelles OAT – et ce malgré les frais de gestion inhérents aux assurances-vie – car un fonds en euros est constitué d’obligations émises à diverses dates. Celles qui arrivent bientôt à échéance tirent donc la rentabilité vers le haut. Mais chaque année, ces obligations doivent être remplacées par de nouveaux titres beaucoup moins rentables. Donc même quand les taux obligataires remonteront, les fonds en euros classiques ne prendront pas la hausse tout de suite.
Évolution du rendement moyen des fonds en euros
Source : Fédération Française des Sociétés d’Assurances

Les fonds en euros nouvelle génération. Qu’en penser ?

Anticipant la fin prochaine des fonds en euros classiques, les assureurs et le gouvernement mettent progressivement en place des fonds dits « de nouvelle génération ». Ces fonds en euros offrent ainsi de meilleures performances sur le long terme. Une partie de ces fonds est investie en actions, qui sont des actifs généralement plus risqués que les obligations. En effet, la valeur d’une action est très volatile car son cours peut baisser sur de simples rumeurs.

Cette poche action dans le fonds en euros permet aux assureurs de proposer une rentabilité attractive en période de croissance tout en conservant la garantie en capital pour l’investisseur. Ainsi, le fonds dynamique Elixence d’Himalia a pu délivrer du 4,02 % en 2012 (soit 1,12 point de plus que la moyenne des fonds en euros cette année-là). Mais quand la Bourse va mal, ces supports ne génèrent presque aucune plus-value. Ils offrent donc une réelle alternative par rapport aux fonds en euros classiques et devraient afficher de belles performances sur le long terme malgré un manque de régularité qui peut être préjudiciable pour un investissement court terme.

L’Euro-croissance – Plus de rentabilité en échange de moins de flexibilité Le gouvernement français prévoit la création de deux nouveaux types de contrats d’assurance-vie, dont un hybride entre le fonds en euros et l’unité de compte appelé Euro-croissance. Les assureurs devraient garantir le capital à 8 ans mais pas avant, ce qui leur permettrait de prendre plus de risque les premières années et ainsi générer potentiellement plus de rentabilité. En contrepartie, si l’économie est au plus bas les investisseurs pourraient ne faire aucune plus-value en 8 ans. D’autant plus qu’une assurance-vie constituée à 75 % d’un bon fonds en euros (3,5 % après prélèvements sociaux) et à 25 % d’unités de compte assurerait aussi une garantie de capital à 8 ans même si le cours des unités de compte tombe à zéro. Il faudra rester vigilant si l’Euro-croissance arrive à concurrencer une bonne assurance-vie multi-supports. Les fonds en euros d’immobilier physique professionnel – Un pari réussi Plusieurs assureurs sont récemment partis du constat suivant : le rendement obligataire est en chute libre depuis plusieurs années.

N’existerait-il pas un sous-jacent sécurisé dont le taux aurait au contraire plutôt tendance à s’apprécier, et ce indépendamment des cycles boursiers ? Réponse : si, l’immobilier. En effet, le rendement immobilier provient des loyers qui sont indexés sur l’inflation. Donc tant que l’inflation reste positive la rentabilité d’un parc immobilier devrait croître ou tout du moins rester stable. Pour maximiser le rendement et limiter les risques, les assureurs se sont principalement tournés vers l’immobilier professionnel (bureaux, commerces, centres de vie).

Actuellement, les nouveaux fonds en euros basés sur l’immobilier sont parmi les meilleurs du marché. Par exemple, le fonds Sécurité Pierre Euro de Suravenir (filiale du Crédit Mutuel Arkéa) a délivré 4,15 % en 2012. L’inconvénient majeur de ce type de support est que, de par la nature même du sous-jacent, la collecte ne peut pas être illimitée.

Les fonds en euros pour la sécurité, les unités de compte pour la rentabilité

L’investisseur peut également choisir, en fonction de son horizon de placement et de son appétence au risque, d’investir une partie de son capital en fonds en euros et le reste dans des unités de compte. Ces dernières sont des portefeuilles de titres (actions, obligations, matières premières, etc) qui n’offrent aucune garantie en capital mais peuvent permettre de doper la rentabilité de l’assurance-vie sur le long terme. Plusieurs critères sont à prendre en compte pour sélectionner les unités de compte :

  • La volatilité
  • L’historique des performances
  • La flexibilité – le fonds pourrait-il s’adapter à d’éventuels changements macroéconomiques ?
  • Les arbitrages – Le contrat d’assurance-vie permet-il facilement de pratiquer des arbitrages entre les différents fonds, et si oui à quel coût ?

Pour information, il existe actuellement une différence fiscale importante entre les fonds en euros et les unités de compte : les prélèvements sociaux sont payés tous les ans sur les plus-values générées par les fonds en euros alors qu’ils ne sont dus qu’à la sortie dans le cas des unités de compte. Un investisseur peut donc être totalement exemptés de prélèvements sociaux s’il retire l’argent de ses unités de compte au bout de 8 ans et dans la limite de son abattement annuel, ce qui est impossible avec des fonds en euros (voir l’encadré ci-dessous pour plus de détails).

Une assurance-vie multi-supports combinant fonds en euros immobilier et unités de compte de qualité (dont le pourcentage et la volatilité dépendent de l’horizon de placement de l’investisseur) permet donc actuellement un bon compromis entre la recherche de performances et la sécurité. Focus sur la fiscalité de l’assurance-vie fonds en euros

Chaque année, la fiscalité de l’assurance-vie se compose comme suit : 

– Des prélèvements sociaux de 15,5 % prélevés à la source sur les plus-values générées par le fonds en euro

– A la sortie, un impôt sur les plus-values basé sur le temps écoulé depuis la date d’ouverture du contrat 

  • Entre 0 et 4 ans : votre tranche marginale d’imposition ou 35 %
  • Entre 4 et 8 ans : votre tranche marginale d’imposition ou 15 %
  • Au-delà de 8 ans : 7,5 % après un abattement annuel de 4.600 euros de plus-values pour un célibataire ou de 9.200 euros pour un couple

Unités de compte : la fiscalité est identique mis à part sur les prélèvements sociaux qui ne sont dus qu’en cas de rachat partiel ou total du contrat. 

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