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Comparons les prix de l’immobilier des différentes grandes villes françaises avec celui de Paris. Le prix du mètre carré retenu sera celui considéré lors de l’achat d’un appartement ou d’une maison et non celui de la location de ces mêmes biens.

Aujourd’hui, le prix moyen du mètre carré à Paris est de plus de 9 300€ pour certaines zones, ce qui en fait le prix au mètre carré le plus élevé de France. Cela peut notamment s’expliquer par une forte demande de logements comparée à une offre limitée, mais aussi par les taux d’intérêts qui sont historiquement bas en France depuis quelques années. En effet, l’argent coûte moins cher donc pour compenser le fait que les crédits soient plus facilement accessibles aux particuliers, les prix de l’immobilier augmentent, et cela peut se remarquer aujourd’hui un peu partout en France. La remontée des taux tant attendue cette année, et déjà entamée, permettra au marché immobilier de respirer, et donc aux prix de légèrement baisser.

Comparons le marché parisien avec celui des quatre autres plus grandes villes françaises, à savoir, Marseille, Lyon, Toulouse, et Nice. Nous ferons également un point sur le cas particulier que représente aujourd’hui Bordeaux.

 

Que se passe-t-il à Marseille?

Marseille, deuxième ville de France, comptait en 2015, 861 835 habitants. Le prix moyen du mètre carré y est divisé par trois par rapport à celui de Paris. Il faut compter environ 2 462€ du mètre carré pour l’achat d’un appartement et 3 240€ pour une maison.
Ces prix bas peuvent notamment s’expliquer par le salaire médian marseillais qui était en 2017 d’environ 1 491€ quand il était, par exemple à Lyon pour la même année, d’environ 1 741€. Le taux de chômage à Marseille est également problématique car il était en 2017 de 12,4%, ce qui est environ 3 points plus élevé que la moyenne nationale de 9,7%. Tous ces éléments permettent d’expliquer en partie le plafonnement de l’immobilier marseillais.

Au bord du Rhône maintenant

À Lyon, troisième ville française, avec 513 275 habitants en 2015, le prix de l’immobilier est relativement plus élevé que dans la cité phocéenne. En effet il atteint cette année les 3 997€ par mètre carré pour l’achat d’un appartement contre 4 262€ pour l’achat d’une maison. Ce prix élevé peut s’interpréter par la facilité d’aller à Lyon depuis Paris grâce à la liaison de TGV en à peine deux heures, ce qui incite davantage les parisiens à aller s’installer dans la ville, et donc à y faire grimper les prix de l’immobilier.

Quid de la ville rose?

A Toulouse, le prix moyen du mètre carré se situe entre ceux de Marseille et de Lyon. Il faut aujourd’hui compter 2 798€ par mètre carré pour l’achat d’un appartement à Toulouse contre 3 091€ pour celui d’une maison. Ainsi, Toulouse reste aujourd’hui une des grandes villes les plus abordables de France en ce qui concerne les prix de l’immobilier. Pourtant cette ville ne manque pas de dynamisme économique et d’attractivité. De très grandes entreprises telles que Airbus, Thales ou encore Safran y ont leur siège social, ce qui ne cesse d’amener chaque année de nombreux travailleurs français comme étrangers.

Et du côté de la promenade des anglais?

Nice, quatrième ville française, est aujourd’hui aussi la troisième ville où les prix de l’immobilier sont, en France, les plus élevés. En effet, il faut compter environ 4 096€ du mètre carré pour l’acquisition d’un appartement. Ces prix à la hausse peuvent notamment s’expliquer par l’attractivité de la ville, vis-à-vis des acheteurs français comme étrangers, grâce à son beau temps et son art de vivre, ainsi qu’à sa situation idéale entre mer et montagne.

Et enfin, la belle endormie

Mais si l’on s’attarde davantage sur le cas bordelais, on remarque aujourd’hui les prix les plus élevés en France en matière d’immobilier, après Paris. Un appartement à Bordeaux coûte seulement deux fois moins cher à l’achat qu’un appartement à Paris. Le prix du mètre carré atteint en moyenne les 4 348€ pour l’achat d’un appartement et 3 990€ pour l’achat d’une maison. Ces prix bordelais, en forte hausse depuis quelques années, peuvent s’expliquer par le dynamisme culturel et économique de la ville mais également par l’exode des parisiens vers la capitale de l’Aquitaine, rendue plus facile grâce à l’inauguration de la nouvelle ligne grande vitesse reliant Paris à Bordeaux en deux heures.

 

Ségolène Larziniere & Anne Duranton


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